L'antre des coins

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Polésie

un peu de poésie dans ce monde de brutes...

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jeudi, octobre 25 2007

Rumination

What the hell is she doing there?
She wonders,
And that's a good one, actually
'cause there's no reason to be
Here, or there, somewhere, anywhere
What the hell are we doing there?
Dinosaurs are dead, so's my head
My rhymes are bad, I'm going to hell
Foot to head, fist to face, cliffs and edges
Verticalities of knowledge
Violence is everywhere
What the hell are we doing here?
Anxiogens, anxiogens, mutagens, cancerigens
Zombie cells, graffitis on walls, young rebels
Muggin' for cash, buying drugs, fake paradise
Going nowhere, going nowhere, going nowhere
What the hell are they doing there?

jeudi, juillet 12 2007

[TBTC] The Blind Test Classique - Volume 2

Le premier est fini, place au second, un peu plus dur, y'a du facile, et du très dur. Bon courage, on ramasse les copies début août.

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mercredi, juin 6 2007

[TBTC] The Blind Test Classique - Volume 1

Je m'étais promis d'en faire un, et après avoir éprouvé les premiers morceaux sur un forum, je vous propose donc ce petit blind test. Evidemment, libre à vous de ne pas répondre si vous ne voulez pas donner de réponses aux autres (quoi, j'ai plus d'un lecteur ?!), pour la plupart d'entre vous, vous connaissez mon adresse mail si vous voulez voter à bulletin secret :=) Pour ce premier volume, il y a du poids lourd, et du plus difficile apparemment. Comme toujours, compositeur - oeuvre est le duo nécessaire pour remporter la victoire, toute personnelle, que vous pourrez y gagner.

Je vous donne le temps d'obtenir toutes les réponses :p

PS : si y'a des lecteurs qui ont déjà subi ces questions (sur le forum auquel je fais allusion), merci de ne pas tricher, Dieu reconnaitra les siens :)

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lundi, février 12 2007

Nos stèles gisent.

ça faisait longtemps, un peu de polésie...

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mercredi, novembre 15 2006

The Morning Pain Blues

Je m'réveille du bon pied sous une douche glacée
J'ai beau tourner l'robinet, le chauffe-eau est cassé
Une fois (mal) rasé, j'pars au travail à pied
Et sous la pluie battante, je me mets à chanter

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lundi, octobre 2 2006

quatre saisons

en hommage a Ben... Que personne ou presque n'a connu, ici. Il est décédé d'un accident de moto, il y a maintenant près de 4 mois.

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mardi, mai 16 2006

Poem 16

Un poème en prose en 16 octets (enfin 20 si on compte les retours à la ligne...) ! Et un jeu de mot !

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lundi, avril 17 2006

Train 64

Un train file, une nuit
Dans le mille il reluit
Phares blancs assombris
Vrai pur-sang qui a fui

jeudi, février 23 2006

Vie d'un artiste raté (2)

Suite de Vie d'un artiste raté (1)

(promis, à la fin, je ferai un billet qui les regroupe tous)

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mercredi, février 22 2006

Vie d'un artiste raté (1)

Enlève cette clope de la main
Et ouvre le tiroir de ton bureau
Là, tu pourras y trouver un stylo
Vieux, tu semble ignorer d'où il provient.

Aide-moi à te rafraîchir ta mémoire.
Regarde cette pile d'étagères.
Dessus, derrière toute la poussière
Tu verras nombre de sales grimoires

Je te propose un voyage dans l'un d'eux.
Il raconte la vie d'un petit homme
Simple, sans grandes ambitions en somme
Son coeur était fait de pierre et de feu.

Il est né maigre comme tous les autres
Comme les autres il a grandi très seul
De ses amis, tous sont partis d'orgueil
Croyant pouvoir vivre comme les apôtres.

Ils prenaient la route, bâton à la main
Un sac au dos et un chemin au loin
L'horizon s'éloignait d'eux. Efforts vains,
Ils sont tous morts ces jeunes pèlerins.

Notre petit homme n'avait besoin
Pour approcher son rêve de voyage
Que d'un stylo noir et de quelques pages
De son entourage il fait un dessin.

A force de dessiner et de peindre
Il prend du plaisir dans sa solitude
La nature est belle et les hommes rudes
Et il n'était pas un garçon à plaindre.

Pourtant, un jour, qu'il regardait la mer
Il voit passer devant lui une fille
Elle a les cheveux d'ange, elle est gentille
Il regarde son oeuvre. Elle est amère.

Une nouvelle émotion le submerge
Il se lève et laisse là ses affaires
Une étonnante musique se perd
Venant d'un bar du port près de la berge.

De la mélancolie sort d'un cornet
Le tourne-disque passe du Chopin.
La fille s'est assise dans un coin
Tu la regardes, elle est belle. Un menuet.

(la suite au prochain numéro)

lundi, février 20 2006

Une fille qui pleure

J'aurais pu l'appeler "A mes actes manqués", mais ç'aurait fait déjà vu

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mardi, février 14 2006

Bonsaï

Si la nature est morte et le coeur est vidé
Si plus rien ne fonctionne et le corps est lassé
Si on te la ponctionne, l'ultime volonté
Alors pars, prend la porte, rejette ton passé.

Tu te sens tout petit, faible, ignorant de tout
Tu n'as pas eu la chance, toi, d'être une fois aimé
Tu n'avais rien compris, non, tu as donné tout
En retour, que du rance, sentiments avariés.

Partir, loin, solitude d'un incompris passé
Mourir dans le froid rude d'un hiver mal vécu
Oublier, simplement ; cette vie cassée

Haïssez mon futur, il meurt à peine né
Oubliez mon présent, il n'y a rien dessus.
Il est parfois bien dur d'apprendre à ne point aimer.

Février

Tout est figé sous un grand manteau nuageux
Au dehors les arbres grelottent sous le vent
C'est comme si pour les feuilles au teint jaunissant
Résister à la chûte était le seul enjeu

Le mois de février, mois maudit entre tous
Etend son influence sur la nature, les gens
L'homme est morose, le ciel est triste, le froid mordant
Les buissons maigres se blotissent sur l'herbe rousse

Certains jours, par hasard, un rayon de soleil
Perce et vient réchauffer notre terre en sommeil
Ainsi que l'âme de ces gens qui vivent ici-bas

Il renonce hélas vite, le gris reprend son règne
Mais un espoir demeure, dans ce mois qui nous saigne
Le ciel est gris, mais aujourd'hui il ne pleut pas

vendredi, février 10 2006

Coeur vide

Une ville, un soir
Un homme, un noir

Pas noir de peau
Ca, on s'en fiche
Mais d'esprit

Mi février ici
Il n'est pas riche
En amour rien ne vaut

A l'heure des joies
Il est en peine
Sous la roue de sa vie
Ne coule plus d'eau

Il n'a pas de mots
Décrire son mépris
Perdre les rênes
Il a perdu foi

mardi, janvier 24 2006

Mes lents colis

Quand quelque-chose me tracasse
Il faut que je m'en débarasse

Alors je fais un gros colis
J'y range toutes mes idées noires
Toutes mes rancoeurs, tous mes soucis
Mes peines de coeur, mon désespoir

Des chaines d'acier, un cadenas
Sceller ce fardeau tant déplu
Et l'envoyer, c'est fait, voilà
En tarif lent, bien entendu

Parce que le seul destinataire
Qui soit possible pour ce paquet
C'est soi-même, y'a rien à faire
On ne peut pas l'éliminer

Un mauvais jour, sans crier gare
On récupère le colis
L'inéluctable desespoir
Inonde l'esprit, tout est fini

Ah si seulement
Mes lents colis
Etaient plus lents

mercredi, janvier 4 2006

Rubrique polésie

Voilà, alors, j'explique rapidement.
La rubrique polésie, en hommage à Pierre Desproges (à vous de retrouver l'origine exact) est, comme son nom l'indique, une rubrique où ça cause polésie.

L'ensemble des polèmes que j'ai importé proviennent d'un autre blog à moi (juste pour rappeler qu'ils sont bien de moi)

Merci de ne pas piller le contenu de cette rubrique. Je ne fais pas de flicage, mais ces textes sont un peu de moi. Donc voilà, si vous voulez en récupérer un bout, merci de me le demander.

Ceci sera le seul billet n'ayant aucun rapport avec le thème et n'étant pas écrit dans un style en adéquation avec la rubrique.
Merci de respecter la volonté de l'auteur.

Ô apprenti sorcier

Ô apprenti sorcier sors de ton chapeau
Une noire marée ; prend ton plus beau pinceau
Et écris ce bel amour qui pour toujours dure
Prends ta lyre troubadour et chantes cet air pur.

Le mur y est encore toujours aussi tenace
Mais l'ennemi s'endort, il n'est plus si coriace
Tu peux employer sorts, incantations et rites
Bientôt il sera mort, déjà le mur s'effrite.

En prose cette fois : neige...

Il faut toujours avoir son appareil photo sur soi. Hier encore, le monde était laid. Difficile d'imaginer que cela puisse exister. Souvent, dans les périphéries de grandes villes, on peut voir ces grandes cheminées crachant une fumée bien noire. Parfois, c'est beau. Oui, on peut voir dans la laideur, parfois, une beauté cachée. Un peu comme quand on fait une tâche sur une nappe, et finalement, on découvre qu'elle a une forme intéressante. Esthétique. Mais là, le nuage n'avait pas l'élégance qu'on aurait pu espérer. Alors, quand le monde est comme ça, on laisse son appareil chez soi, dans un placard. On en vient à y croire, les choses sont et resteront ainsi. Et puis, le lendemain, la poussière est devenue flocons, le sol, une poésie pour les yeux. Les clochers et les toits ont recouvert leur honte d'un manteau blanc. C'est devenu beau, le temps d'un instant. L'instinct du photographe prend alors le dessus, il faut se souvenir de cet état. Il prend son appareil et tente de garder un souvenir de cette beauté. Plus de piles.

Alors, il rendre chez lui, morose. Il se couche, et ferme les yeux. Il revoit alors toutes ces images, et comprend. Elles se sont imprimées et ne le quitteront plus. Il éteint la lumière. Pour la première fois de sa vie, il s'endormira avec le sourire.

...

Un besoin d'écrire ce qu'on a sur le coeur
Un besoin de dire que lui aussi se meurt.
Pourtant je ne peux pas, quelque chose ne va pas.
Les mots ne viennent pas, je ne sais pas pourquoi.

chrc muse pr proj priv

Ô jolie muse,
Prête-moi ta lyre,
Que je m'amuse,
Que l'on puisse rire.

Prête-moi ton charme,
Que je le sème,
Qu'avec la désarme
Et qu'enfin m'aime.

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