L'antre des coins

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Polésie

un peu de poésie dans ce monde de brutes...

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mercredi, janvier 4 2006

love

Envie d'écrire
Mais sans un mot
Envie de dire
Mais sans mytho.

Des mots d'amour
Avec espoir
Pour nous, toujours
Oui, tous les soirs.

Mots à la bouche
Mots sur le coeur
Sentiments louches
Peur qu'ils se meurent.

Amour soudain,
Amour divin,
Amour lointain,
Amour, enfin.

Sans kwxyz

Nid de souvenir. Quand mon heure sonna, j'allais à la fontaine couleur génépi.
Bah, qui bavard fanfaron d'antan, qui mort aujourd'hui, grand incompris, las,
Et mon lieu de décès n'avait pas changé. Joli chaise bleu. Que mon fantôme
Reste près de cette chaise où la première fois elle m'embrassa. Quel jour gris...

Loin

Loin de l'heure d'alors,
J'erre d'air en ère,
Mort dehors de heurs,
Pays pali de maïs poli,
Innondé d'immonde ondées,
Pensée élancée de panser
Cette peur, sept pour,
Six contre, dont moi
Don juan, mourrant.

Oulipisme2, sans XZ

Minuit, presque, à Waterloo. J'y venais, cor flanqué hors du grand souk,
Croyait qu'à la voir pourrir sur son kawa, barrant d'un trait mort nos fouillis jargons d'aujourd'hui,
Et je voyais déjà ici les Kilo-Watt enflammés, les géants Huns conquis de boat-people,
Par l'amour du gars, qui tel cette Walkyrie, siffle cette java à tous, cor à la bouche.

ptis jeux de mots

Jeux de mots, jeux d'eaux
Jet de maux, je dors
D'or et déjà, d'ici et là
Dors, et des jades, sir, hélas
S'échappent, et s'enfuient
Ces chappes d'essence fuient.

Oulipisme1

Ode un
Ô Odin, aux odieux
Daigne digne Un
Donner du dain
D'hun et de dédain.

Aux deux
Des deux des heurs
Eurent du d'eux
Peur et des heures
Des pleurs des yeux.


Ô Troie
Octroie, toi, roi,
Trois toits d'oie
De Troie, crois-moi,
Loi de roi m'aura.

Petit rêve

Petit rêve, ne finis pas ta course
Ne me réveille pas tout de suite
Laisse-moi remonter cette source
De blancheur colore-moi ce rite.

Il remonte à la nuit de ces temps
Où les gens encore ne pouvaient
Que s'aimer, pas se hair. Ce temps,
Déjà passé, enfin présent. Souhait.

Souhait de jadis, souhait de maintenant,
Que toujours dure, ici, pour longtemps,
Ces instants magiques que l'on attend
Un rite vers un ancien présent.

N'espère pas, hors de ton cocon,
Découvrir un monde identique, mais,
Plutôt, un autre "toi", un autre "on"
Qui, peut-être alors, différeraient.

Mais, tu peux continuer, p'ti rêve
M'enchanter de tes douces caresses
M'offrir du réconfort, douce sève
Coule doucement, avec paresse.

Si tu continues, peut-être ira
S'en ira, et au réveil le songe
Comme autrefois, reprendra ses droits
La vie est un bonheur qui te ronge.

Oublie pas

N'oublie pas ces moments
Si éphèmères que le vent
Qu'on aimait tant, jolis
Instants, ceux de la vie
Que nous offrent parfois
Ces personnes qui ma foi
Passent, Reviennent, et,
Le temps d'un sourire et
D'une larme partent vite
C'était comme si un rite
C'était fait, entre nous
Et puis ce jour, échoue.

N'oublie par ces moments
A la fois rapides, lents
Doux, souvent, comme les
Odeurs d'un jardin d'été
En fleur, parfois moins,
Mais que c'est bien loin
Je ne suis même pas sûr,
En fait, qu'ils n'eurent
Jamais existés. Toi, oui
Tu es différente de lui,
Mais c'est comme un rêve
Tu as dessus tes lèvres.

Alors parfois, tu crois,
Toi aussi, tu es un roi,
De ton petit domaine, de
Ton petit toit, tu cèdes
Tout, mais, tu n'as rien
Pas même de petits biens
C'est pas grave, Aime là
Ce moment, ça te suffira
Et le jour où il ne sera
Enfin tu n'y croiras pas
Mais il te manquera déjà
Ce petit moment avec toi

N'oublie pas, tout cela,
Est aussi un peu de moi.

Pour eux

Un petit rien qui s'insinue dans la vie
Juste une preuve d'amour tendre et qui palpite
Une expression dans les yeux, comme des pépites
Ils scintillent de joie, comme je les envie !

Ce n'est qu'une bague mais pour eux c'est bien plus
Ils savent déjà qu'ils s'engagent sur la voie
Qui les mènera vers le bonheur et la joie
Une demande en mariage, une main tendue...

C'est beau, tout simplement, de voir des gens s'aimer
Tout ce que je leur souhaite, c'est de continuer,
Et d'être heureux, m'oubliez pas vos sentiments.

Félicitations, donc, piwi et Vince. Ensemble,
Construisez-vous un bel avenir, qui vous comble
De bonheur, de joie, et de vie, tout simplement.

Interstella

Ô voyageur sédentaire, évade toi avec nous,

Partons, fuyons, rassemblons, rapidement fait bagages
Nous suivrons les planétaires, ces gens qui de leurs adages
Ont eu l'imagination, d'aller voir ce qui fait tout.

Alors nous pourrons suivre, nous accrochant à celle
Qui a rendu Halley, le plus connu des hommes
Pour avoir dans nos livres, abreuvé d'immortelles
Pensées, cette comète. Dormons, faisons un somme.

Imaginons, là, le temps d'un instant
Nous voici filant, dans son blanc nuage
Puis en décrochant, dans les paturages
De la grande voie, vite, gardons l'élan.

Enfin voilà, nous approchons
L'air devient froid, la Porte est là
Les planétaires, sont assis, las,
Ils désespèrent, nous discutons.

Ils attendent, qu'on leur ouvre
Qu'on libère, enfin, vite
Leurs vies d'hères, qu'on les trouve.
On demande : "vous dites ?"

Réveil, tout suant
L'oreille, curieux
Enfin, en sang
Demain, Adieu

triste girl

Tu dis que tu l'aimes
Tu dis que lui non
Tu dis que tu fonds
Tu dis que lui s'aime

Pourtant...

C'est lui qui n'a pas compris
C'est toi qui n'as pas réussi
C'est lui qui est parti
C'est toi qui as blêmi

Et si...

C'était sa faute à lui
Qu'il n'avait pas vu en toi
La vraie personne que lui
Aurait aimé avoir de toi

Je ne continuerai pas.

Un jour...

Un jour, toi aussi tu y passeras.
Comme moi tu devras la rencontrer,
Et avant tous les autres de plein gré,
Il faudra que tu l'emportes avec toi.

Parce que tu sauras, alors, que vous,
Vous deux, c'est pour toujours et à jamais
Main dans la main, main sur le coeur. Amour.
Amour de toujours, amour à jamais.


voilà c'était la minute fleur bleue

lalilalaaaaa

Enfin un temps de chien
Enfin un étang de pluie
Cours là aussi un gosse
Saute de flics en flocs

Plic ploc fait une goutte
Elle vite suit ici encore
Puis pond pele des lignes
Mele mini rond sur l'onde

yapoeme

Un nouveau topic,
Enfin, chic chic chic !
On va le fl00der,
Et le massacrer !

Un nouveau venu ! là !
Vite accueillons-le
Etripaillez-le !
Enfin, j'en suis las.

Superphoenix

Revis !

Ho, Joie
Au lit ?
Y'a toi.

Et moi ?
Hé oui !
Émoi,
Oubli.

rien

Envie de tout, envie de rien
Cette chose, ce pti besoin
Tout est ici, rien ne me va
On me dit oui, je vous dis las !

Las de ne pas, de ne jamais
Avoir enfin, fait l'premier pas
De n'avoir, non, jamais pu, ouais
Simplement, moi, on m'aime pas.

phantasmagorie

Une âme qui s'évade dans la nuit
C'était un glacial mercredi d'octobre
Pourtant je n'ai pas bu je suis sobre
Je l'ai bien vue partir alors je la suis.

Tout doucement elle ralentit. Alors,
Elle se retourne vers moi et sort :
"Surtout ne suit pas tes pas sans penser,
Suit donc tes rêves, et apprend à aimer."

requiem pour une envie

Une feuille tombe

Un passé s'estompe
Un futur certain
Qui te tend la main

Je ne sais que faire
Parler ou me taire
Partir ou rester
Que c'est dur d'aimer

Eau lente

Une goutte, tout doucement, descend
Déjà elle commence à s'éloigner
Enfin, elle se détache et se rend
Chute lente vers la tache grisée.

Petit à petit la rejoignent d'autres
Pour former un lac salé, grandissant
Alors arrivent ici des cormorans
Voilà la tristesse et j'en suis l'apôtre.

dites 31 !

Une nuit, une envie, s'échapper
Deux rimes, enfin, bien placées
Pouvoir prendre un ton, lyrique
Et aligner une phrase féérique.

Jouer avec les mots, vite, bien
Limiter le nombre de caractères
Se restreindre, et faire malin,
Pouvoir être ému de l'éphémère.

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