Le bonheur, ralit tangible ou impossibilit mathmatique ?
Par kaze_ le samedi, mai 15 2004, 18:06 - Psycholeatoire - Lien permanent
Le bonheur peut-il tre permanent ? Est-il ncessairement li la possession matrielle et au dsir/plaisir ? Ou bien, simplement, existe-t-il ? Un grand dbat s'ouvre !
Commentaires
Tu sais bien que le bonheur, c'est de ne pas avoir d'envies.
Si tu as envie de quelque chose, tu seras en manque, et une sensation de mal-tre t'envahira. Quand tu auras eu cette chose, un trs court instant, tu seras content (pas heureux), et ... ca va crer d'autres envies.
Par contre, je ne saurai dfinir le bonheur.
PS : finalement, pas de didjeridou, j'vais chercher si je peux pas me trouver ... une cornemuse :)
PPS : Prochaine version du blog, avec une version en wrl (bwahaha), et une version amlior du reste.
Le bonheur n'est qu'une pure illusion phmre
Cette illusion peut alatoirement surgir et disparatre du jour au lendemain pour des raisons plus ou moins incomprhensibles : en particulier des actes insignifiants et/ou involontaires peuvent prendre une signification des plus relles et des plus inattendues.
Le bonheur est une sensation saisir au vol l'occasion... les dsillusions sont souvent trs dures, mais ce qui doit idalement rester est le souvenir de l'illusion de l'instant.
Je tenais signaler que les mathmatiques rejetaient tout ce qui se rapproche de prs ou de loin la ralit/sensation/fumisterie/sorcellerie et se cantonnent dans un monde parfait d'aximes purs et durs.
Les relations entre bonheurs plaisirs et possession ont dj longuement t dbattues et plus ou moins tranches. A mon avis, il s'agit de substituts qui peuvent s'avrer tre tout fait acceptable.
Quelques problmes que je me pose : Un hypothtique "bonheur" solitaire peut il exister ou bien s'inscrit il ncessairement dans une communaut? Un geek est il heureux?
Dire "le bonheur s'inscrit ncessairement dans une communaut" exclut du bonheur tous ceux qui ne sont pas membres de la communaut en question.
Tout comme lier le bonheur aux sensations et aux occasions revient dire que ceux qui ne peuvent vivre ces sensations et ces occasions ne peuvent pas tre heureux.
Je crois qu'il n'est plus prouver que chacun faitune exprience de la vie diffrente, et qu'un mme vnement peut apporter de la joie aux uns et de la tristesse aux autres (suffit de prendre l'exemple de la pluie, des agriculteurs et des vacanciers).
On peut donc dire que le bonheur dpend de la *perception* que l'on a des vnements qui surviennent.
De mme pour la communaut : tu peux te sentir l'aise dans une socit (par exemple celle des geeks), ou mal l'aise. Encore une fois, question de point de vue. Un geek peut tre heureux s'il dcide qu'tre un geek c'est tre heureux - si sa vision des choses est qu'treun geek c'est tre malheureux, il ne sera pas heureux.
My 2 cents...
le bonheur n'est-il q'une illusion?
aidez moa a ma dissertation svp
Ca dépend, nadioun. As-tu déjà été heureux ? Tire les conclusions de ton expérience, c'est ça la philosophie, et le commencement de la sagesse...
Disons que ton prof de philo n'attendra probablement pas une réponse de ce type, mais il me semble aussi que la réponse à la question doit commencer par une introspection du vécu. Le tien. Puis, celui d'autres, pourquoi pas. Le problème est que ta dissertation, si tu parles de toi, elle va être mal évaluée (malheureusement), alors que son contenu pourrait être tout à fait convenable.
J'aurais tendance à dire, donc : analyse ton vécu, tires-en des "règles" : qu'est-ce qui t'as rendu heureux, pourquoi. Est-ce que ce bonheur était éphémère, prolongé sur la durée ? Illusoire ? Etc.
A partir de là, ton devoir devrait pouvoir être une sorte de prolongation de ton analyse, et ça devrait pouvoir arriver à tenir la route, tant pour l'évaluation (ce qui compte souvent pour l'élève, et surtout pour le professeur), que pour l'apport personnel que cette question t'aura donné : tu auras réfléchi sur ta vie, tu auras porté un esprit critique sur ton passé, peut-être qu'une bonne conclusion pourrait être qu'aux vues des déductions réalisées, tu pourrais aborder le bonheur différemment (ou non) ?
C'est quand même bien regrettable qu'en cours de philo on ne demande pas aux étudiants de penser par eux-mêmes mais de débiter des âneries qu'ils ont apprises en cours... Les citations et exemples puisés dans la littérature ne devraient être utilisés que pour justifier son propos et non pas comme base de réponse.
Tout à fait : on leur demande de réciter socrate, platon, heigel, etc. En fait, mettre bout à bout des citations, avec un texte liant, sans trop besoin de reflechir, parce que la reflexion, d'autres l'ont eu avant et que s'ils sont connus, c'est qu'ils ont raison (grosso modo).
Mais bon, si l'eleve se met a reflechir de lui meme, il devient non malleable, et donc incontrolable. C'est cette education "baton" : on éduque à notre facon de penser, pas à penser.