Cette fois, un écrivain de cette période... n'écrit pas sur ses atrocités. On dira ce qu'on voudra, mais au registre des génocideurs, Mao en tenait une couche. La suite n'était/est pas mal non plus d'ailleurs. Enfin bon.

Ce recueil de nouvelles fort sympathique ne mène à rien. Il n'y a pas de fil conducteur entre les nouvelles. Souvent, elles sont regroupées par thème, genre... Peut-être que si, au fond, celles-ci le sont. Ce serait le thème '''histoires sans fin'''. Je m'explique.

Première nouvelle, qui raconte l'histoire de deux personnes qui se perdent, dont l'un des deux est considéré comme l'idiot du village. Comme on pouvait s'y attendre, l'idiot n'est pas forcément celui qu'on croit. La nouvelle s'arrête là où, dans un roman, un nouveau chapitre continuerait. On a une première impression de rester sur sa fin.

Les nouvelles suivantes sont pires encore. L'histoire est coupée parfois en plein milieu. Très surprenant pour quelqu'un qui serait habitué à une lecture "classique". En réalité, ces textes doivent plutôt avoir de l'intérêt... en chinois. Parce qu'ils sont déjà beaux en français, et que la traduction n'a pas été chose aisée, dixit le traducteur.

Des qualités ? Peindre des décors sans rentrer dans le proustien et ses logghorées verbales. 10 pages pour décrire une scène de passage d'un pont suspendu. Tout autant pour décrire une scène de pêche un peu étrange dans un lac. En fait, la scène pourrait se raconter pleinement en quelques lignes. Mais il arrive à sublimer la scène, on arrive à imaginer le pont de corde...

Et puis, si on est un peu attentif, on perçoit parfois une envie de décrire ces petits bonheurs minuscules de la vie. Un verre qui se vide peut faire sourire. Il le décrit avec justesse.

Le seul défaut que je vois dans ce recueil, c'est qu'il a beau être court, il n'est pas facile facile à lire, parce qu'on a du mal à voir où l'auteur veut en venir, si on cherche une façon non poétique de le lire.

À lire, pour ceux qui aiment la poésie en prose.