Night Watch, publicité à la Russe
Par kaze_ le jeudi, octobre 27 2005, 14:54 - tchitcha - Lien permanent
Le placement de produit, pratique envahissante des films commerciaux modernes, par l'exemple.
Hier soir avec chyro nous sommes all�s au cin�ma voir un film russe, "Night Watch." C'est un film récent (2005), et comme la plupart des films récents le réalisateur a passé avec diverses corporations des contrats de "placement de produit" -- afin de financer la production sans doute.
La Russie, comme vous le savez, est un NPC (Nouveau Pays Capitaliste). Le captialisme russe a cette particularité d'être franc, ouvert et voyant, tapageur presque ; les russes sont un peuple assez expansif à vrai dire, à l'image de leur pays.
Night Watch donc est un film de "modern-fantasy" qui raconte l'histoire du combat épique et souterrain entre les forces du bien (le night watch) et du mal (le day watch). Une bonne intrigue bien ficelée, avec une dose de magie appréciable, un scénario pas trop cul-cul ; bref un très bon film. Sauf que, à la vingtième minute, il y a La Scène.
Résumé de la situation : le héros vient d'être tiré, gravement blessé, des griffes d'un vampire et est soigné sur une table par le patron du night watch, un grand bonhomme chauve. Le héros ayant eu une prémonition pendant le combat qui a précédé, le genre classique de prémonition qui annonce la fin du monde, le patron effectue un transfert de pensée pour savoir de quoi il en retourne. A la fin du transfert, épuisé, il tombe au sol à côté de la table.
Fondu au noir.
Fondu sur nouvelle scène : un paquet de café Nescafé et une tasse blanche occupent tout le champ de vision. La scène dure dix longues secondes, puis le patron (qui était en arrière plan) saisit la tasse et discute avec le héros tout en sirotant son Nescafé.
Dix secondes de PUB ! Au milieu d'un film ! Qui n'ajoutent rien � l'intrigue, qui n'ont aucun intérêt, qui cassent compl�tement l'ambiance. Ces russes alors...
Chyro me fera remarquer, après la séance, la présence d'une seconde scène Nescafé plus vers la fin ; ainsi qu'une pub masquée pour les téléphones mobiles nokia qui sont utilisés en permanence au cours du film. Les téléphones ne m'ont pas choqué (normal, car ils sont "en situation"), mais le Nescafé, ça ça m'est resté en travers de la gorge...
Moralité : prochaine fois j'irai voir un Tarkovsky.
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