Reprenons son calcul. Les chiffres d'affaire cumulés du cinéma et de la musique en France sont de l'ordre de 6milliards d'euros. Il faut donc, pour fixer une valeur juste à la redevance globale de téléchargement, diviser le manque à gagner par le nombre d'utilisateurs. Il estime un manque à gagner de 4 milliards. Et donc, arrive à près de 40 euros par mois d'abonnement à la licence globale.

Donc. La licence globale ne concernant que la musique, ce monsieur a voulu ajouter aux à peu près 2 milliards qu'il estimait en CA pour la musique les 4 milliards estimés pour le cinéma. On divise déjà les 40 euros par 3...

Ensuite, sur le prix d'un CD, il y a la rémunération de l'auteur, des interprètes. puis, la communication. Et surtout, ce qui m'intéresse ici, c'est le support. Un CD vierge, pressé, une pochette, un feuillet. Puis, la logistique (production du CD, pressage, transport, stockage). Sur les 20 euros d'un CD, ça ne fait pas cher, mais multiplié par le nombre de CDs vendus, on arrive probablement à un nombre intéressant. Sur les 13 euros restant, correspondant à la moitié à peu près, du prix d'un CD, merci d'enlever 2/3 euros pour supprimer le prix du support, il n'y a pas de raisons qu'ils gagnent d'un côté ce qu'ils ne perdent pas de l'autre.

On se rapproche quand même pas mal des 7 euros proposés ici et là.

Alors monsieur le directeur du "grand petit label indépendant" nocturnes, vous voyez, c'est pas si compliqué. Il suffit de faire des chiffres aussi bidons que les votres, avec plus de justifications pourtant, et on arrive à diviser votre chiffre par 4.