Rollerball
Par kim le lundi, juin 5 2006, 19:46 - tchitcha - Lien permanent
Après le bon film, le navet. En voici un tout particulièrement intéressant.

On n'atteint pas les hautes sphères d'un Roi scorpion ou d'un Beowulf, mais on s'en approche, une certaine classe dans l'ambiance fait de ce film un joyau dans son genre.
Il est né dans la vague du "mettre du sport dans les films, c'est la classe", "le roller, c'est à la mode", etc. Il serait honteux de dire que la référence de base pourait être Gunnm, avec leurs courses en "roller" sur des anneaux... Mais ce serait faire insulte à ce manga.
On pourrait dire que y'a Jean Reno dedans, alors c'est peut-être visible, mais en fait, non.
L'histoire ? Une bande de cinglés en roller armure s'affronte contre d'autres, sur fond de magouilles financières, et de pétage d'audimat.
L'équipe d'en face, toujours vachement plus barraquée et mieux armée, se fait rétamer par nos héros, un peu comme si Bruce Willis allait sur Armaggedon sauver le monde, vous voyez le genre.
Et puis comme c'est des supers sportifs, ils se rebellent contre la société, parce que merde quoi, c'est tous des pourris sauf moi, alors ils déclenchent un début de révolution.
Le spectateur, là, regarde, désabusé. Y'a pas d'histoire, pas d'acteurs, pas d'effets spéciaux, pas de musique. En fait, y'a rien. Même pas de phrases cultes comme dans Rambo III, c'est dire !
Rollerball, c'est un film qui fout les boules, voilà.