J'étais censé écrire chaque jour, dessiner deux fois par semaine ; et mes projets de programmation s'empilent les uns après les autres dans mes éternels carnets, qui finissent tôt ou tard par devenir rien de plus que des brouilllons. Je ne fais rien de ce que je me suis fixé, plus rien ne me motive. Juste cette immense flemme, ce grand "à quoi bon," pourquoi se débattre, pourquoi gaspiller son énergie dans tant de futilités. J'avoue qu'avec mon coeur, j'ai aussi perdu une bonne partie de ma créativité... Je me force, souvent, à toutes ces choses, au point que je suis devenu un spécialiste dans l'auto-bottage de derrière, mais ces derniers temps, l'énergie même nécessaire à cet impérieuse tâche me manque.

Alors, tout tombe, tout se pose, tout s'éteint, la flemme prend ses droits, et le farniente s'installe. Je déambule et je vagabonde. Mon esprit disparaît dans le néant. Je retrouve mon vide intérieur... Vieux camarade, comment vas-tu ? Cela fait longtemps qu'on ne s'était pas vus, à force de se mentir l'un à l'autre. Qu'as-tu croisé de beau au royaume des ombres ? Comment vont les mauvais souvenirs ? Le trou noir est-il toujours béant ? Lumière, tant que tu t'échappes, j'ai une chance...