Four bits and a random write
Par kaze_ le mardi, août 22 2006, 20:46 - Psycholeatoire - Lien permanent
Ma flemmingite chronique atteint des sommets jamais encore découverts. Plus haut que l'Everest, plus haut que le Mont Olympus, plus haut que mon poing levé il fut un temps face à l'injustice ; la flemme me fait dire "à quoi bon."
J'étais censé écrire chaque jour, dessiner deux fois par semaine ; et mes projets de programmation s'empilent les uns après les autres dans mes éternels carnets, qui finissent tôt ou tard par devenir rien de plus que des brouilllons. Je ne fais rien de ce que je me suis fixé, plus rien ne me motive. Juste cette immense flemme, ce grand "à quoi bon," pourquoi se débattre, pourquoi gaspiller son énergie dans tant de futilités. J'avoue qu'avec mon coeur, j'ai aussi perdu une bonne partie de ma créativité... Je me force, souvent, à toutes ces choses, au point que je suis devenu un spécialiste dans l'auto-bottage de derrière, mais ces derniers temps, l'énergie même nécessaire à cet impérieuse tâche me manque.
Alors, tout tombe, tout se pose, tout s'éteint, la flemme prend ses droits, et le farniente s'installe. Je déambule et je vagabonde. Mon esprit disparaît dans le néant. Je retrouve mon vide intérieur... Vieux camarade, comment vas-tu ? Cela fait longtemps qu'on ne s'était pas vus, à force de se mentir l'un à l'autre. Qu'as-tu croisé de beau au royaume des ombres ? Comment vont les mauvais souvenirs ? Le trou noir est-il toujours béant ? Lumière, tant que tu t'échappes, j'ai une chance...
Commentaires
Ne craque pas, malheureux, non !
J'ai une solution en ce qui me concerne : je ne fais plus de projets perso'. Comme ça, pas de pb de retard ou de choses qui s'accumulent. De toute façon j'ai un petit côté "dilettante" qui fait que les quelques projets menés à bien n'ont pas un intérêt fondamental. Pour le poussage de bouchon dans plein de projets menés de front, il faut plutôt aller regarder du côté de Pierre-Louis. Sauf que j'ai l'impression que lui n'a pas été corrompu par le Mal qui nous ronge : la flemme.
Tu changes bientôt de travail : j'espère que ce sera l'occasion pour toi de remettre de l'ordre dans tout ça. J'ai le secret espoir que ce sera le cas chez moi. Je ne commence rien aussi parce que je suis dans l'attente du Grand Boulversement qui devrait avoir lieu. Bien évidemment, si je ne me motive pas un peu plus pour ma recherche d'emploi, ça risque de finir pas très bien. Ce cap là est déjà franchi en ce qui te concerne pour autant que je sache. La Lumière n'est vraisemblablement pas très loin.
Rappel : une certaine entreprise, bien connue sur Internet, donne la possibilité à ses employés de consacrer 20% de leur temps de travail pour des projets libres.
Serait-ce une bonne manière pour se "remotiver" indirectement en se laissant contaminer par ces 20% ?
Tu fais 20%, mais apres, ca te plait, ca ne te suffit plus. Alors tu prends un peu de temps sur toi pour avancer, etc.
Et beaucoup de choses peuvent graviter autour "ecrire sur ce qu'on fait", "troller sur linuxfr", etc.
Ca doit pouvoir remotiver, ca, non ?