(oh yeah !)
C'est le blues de la douleur du matin !
Le blues des jours où ça craint !
Oooh, je chante ce blues
The Morning Pain Blues...

Alors sous cette pluie j'pense à c'que tu m'as dit
Qu'le passé est fini, qu'il faut lui dire "nenni"
Tu me sors un exemple, ton pote du Zimbabwi,
Qu'était orphelin sans parents pauvre dans la guerre et l'ennui

Et pourtant ! Tu me dis qu'il sourit à la vie
Expression à deux balles mais bon c'est ainsi
Que lui a réussi à faire de son coeur un ami
Que son passé n'est pas un problème pour lui

(mais moi je dis !)
Il a aussi parfois le blues de la douleur du matin !
Le blues des jours où ça craint !
Oooh, il chante ce blues
The Morning Pain Blues...

C'est vrai : on peut toujours relativiser.
Se dire qu'on pourrait être malade ou handicapé
Avoir perdu ses parents, être un enfant soldat
Agoniser dans un camp, ou bien gazé à Gaza,

Comme la vie est ironique, nous sommes simplement là
Avec nos petits problèmes et nos histoires "minables", mais tu vois
On se demande pourquoi nous, nous n'arrivons pas
Toujours à sourire et à être heureux, dans la joie

(c'est qu'en fait)
On a tous parfois le blues de la douleur du matin !
Le blues des jours où ça craint !
Oooh, on chante ce blues
The Morning Pain Blues...

Le jour où le bonheur sera une obligation contractuelle
Combien de gens retrouvera-t-on dans une poubelle ?
Le jour où la joie sera rendue obligatoire
Combien de gens finiront au dépotoir ?

Il n'est pas question de passer sa vie à se morfondre
Mais juste d'accepter quand notre peine est profonde
Qu'elle existe, cesser de se l'interdire, de dénigrer
Nos propres sentiments, et d'temps en temps chanter

Le blues de la douleur du matin !
Ce blues des jours où ça craint !
Oooh, on peut chanter ce blues
The Morning Pain Blues...

Je m'suis réveillé sous une douche glacée
Je tournais le robinet, mais le chauffe-eau était cassé
Mais maintenant tu sais, vois comme l'orage est passé
Et l'ami soleil peut de nouveau rayonner...