Comme vous le savez tous, l'an prochain, le jeudi de l'ascension tombera le 1er mai. Et on sera en 2008, ce qui signifie qu'on aura 366 jours dans l'année. Formidable non ?

Alors, je me suis demandé s'il n'y avait pas anguille sous roche. Sortez vos calculatrices.

Sur mon contrat (tout du moins), mon nombre de jours travaillé annuel est de 218 jours. L'an prochain, on aura 52 week end plein, soit 104 jours non travaillés (hors astreintes et travail au noir bien sûr). A cela, il faut ajouter 10 jours fériés + 2 jours fériés régionaux (le 31 décembre et le vendredi saint, je suppose qu'un contrat non alsacien aura 220 jours travaillés au lieu de 118, et pour les jaloux, ces jours sont rattrapés par la non obtention de jours d'ancienneté). On arrive à un total de 116 jours non travaillés théoriques. Or deux jours fériés tombent en même temps, donc on descend à 115.
L'année ayant 366 jours, il reste donc 366 - 115 = 251 jours.

J'ai droit à 20 jours par an de congés payés plus 11 RTTs, soit 31 jours. On descend donc : 251 - 31 = 220 jours travaillés effectifs.

Conclusion : je vais me faire truander gentiment de deux jours. Pour un salaire de 30000 euros brut, il faut compter 30000 / 218 * 2 = 275 euros de déficit pour ma pomme, soit pas loin de 25 euros par mois (16 euros, donc deux cinés par mois), ou encore 275 euros qui seront transférés du client à ma boîte, gracieusement. En effet, le client paye au nombre de jours travaillés, et non en nombre de jours annuels. Donc si pendant un an je travaille 220 jours, le client va payer effectivement 220 jours, et je vais toucher ma part : 218 jours.

Pour ceux qui ne sont pas cadres, ils n'auront pas ce problème, étant payés à l'heure et non au forfait.

C'est beau, non ?