En deux épisodes. Entendu ce matin à la radio : un député souhaite mettre en place, en option, des tests génétiques pour le regroupement familial. On se demande l'intérêt que peut avoir une famille qui adhèrerait à ce genre d'action. Attester biologiquement de l'affiliation, là où une famille n'a pas forcément de notion génétique, surtout dans notre monde de familles décomposées et recomposées...

J'ai l'impression que derrière cette fausse justification (40% des états civils seraient faux, à vue de nez), l'objectif est de faire croire aux familles qui veulent se regrouper ainsi, que justifier par la génétique une paternité/affiliation les aidera à obtenir le fameux sésame. Un premier pas vers une fin de libertés ? Après, que faire... Les ficher, pour avoir, petit à petit, un fichier génétique de la population française. Je vous laisse deviner la suite.

Autre actualité, pas forcément plus réjouissante. Une feuille de route de l'Elysée annonce la nécessité de résultats dans le milieu de la culture. Je cite le monde :

Suit une longue liste de chantiers "prioritaires" : création d'un "enseignement obligatoire" d'histoire de l'art à l'école, "sauvetage" de l'industrie musicale, expérimentation de la gratuité sur un "échantillon" de musées "sans perte de recettes", etc. L'heure est aux économies : les "dépenses de fonctionnement du ministère et de ses organismes rattachés" doivent être "réduites au profit de l'aide à la création et de la démocratisation culturelle", écrit M. Sarkozy. Le financement privé de la culture sera encouragé. "Un bon ministre ne se reconnaîtra pas à la progression de ses crédits, mais à ses résultats", prévient-il.

Cela me rappelle vaguement l'uniformisation de la pensée par la culture. Une culture unique, celle du plus grand nombre, risque de se former. Au revoir donc, les cultures émergentes, les cultures marginales...
A partir de là, je propose ensuite qu'on brule les livres qui se sont mal vendus. Puis, s'ils se sont mal vendus, c'est parce qu'ils sont mauvais ou déviants, alors on va inciter les gens qui les ont, à s'en séparer.
Moi qui aime cette culture devenue marginale qu'on appelle communément la musique classique, j'ai peur que le luxe qui m'est offert de pouvoir accéder à des tarifs intéressants, à des concerts (130 euros pour 9 concerts, ça va), j'ai peur que cela devienne plus qu'inaccessible, puis, que les concerts se mettent à disparaitre, si on suit cette logique de profit dans la culture.