Je pense que cela a la place sur ce blog qui se veut, dans une certaine mesure, littéraire (même si c'est vrai que ces derniers temps les posts sont un plus "vie quotidienne" que des délires de scribouilleurs en herbe), pour une raison très simple : ce que nous sommes découle de ce que nous avons été.

Nous qui aimons écrire, inventer des histoires, raconter des blagues vaseuses, nous sommes comme ça parce qu'avant de nous mettre à écrire nous avons aimé lire, écouter des histoires, et rire à des blagues stupides. Que ce soit par l'éducation que nous ont donnée nos parents ou par découverte personnelle, nous avons eu le temps et la liberté dans notre enfance de développer notre imaginaire et de construire nos propres univers intérieurs.

Aujourd'hui, le temple du temps de cerveau disponible invente la télé pour bébés. Quel sera l'impact de la télévision sur l'imaginaire de nos (futurs) enfants ? Auront-ils le temps, abreuvés d'images comme ils vont l'être, de se construire comme nous avons eu la chance de le faire ? Je vous renvoie vers une étude critique et circonstanciée sur la question de la télévision et de son impact sur les tout-petits (lien vers PDF en bas de la page), qui ouvre des perspectives à la fois fascinantes et quelque peu effrayantes sur l'avenir de nos bébés téléphages.

Si on ne s'occupe pas de nos enfants, d'autres s'en occuperont pour nous...