Hier, je lisais un passionnant article du Figaro mâdââme sur les petites pestes, ces versions françaises de la mean girl américaine, [qui] sévissent dès l’entrée au collège. People à impact local, elles ont leur cour d’admiratrices, et malheur à celles qui en sont exclues… État des lieux d’un – petit – monde où gentillesse rime avec faiblesse.

Je ne peux m'empêcher de rigoler doucement lorsqu'un journal grand public découvre soudain un phénomène vieux comme le monde (l'esprit moutonnier chez les enfants), mais par contre je m'inquiète un peu plus de ce que je lis concernant les parents, qui seraient selon eux "consternés" par l'émergence de ce phénomène. Morceau choisi :

Je suis perplexe, avoue ainsi Gaëlle. Mon aînée se moquait bien à 10 ans d’être fashion. Au même âge, sa cadette me raconte froidement qu’à l’école un mini-cénacle distribue les bons points : celle-là est une “paumée de la vie” parce qu’elle porte un velours démodé; cette autre est “trop belle” avec son sac Longchamp ! Je sens ma fille prête à tout pour devenir “populaire”, son nouveau grand mot !

Là où je suis perplexe moi, c'est de voir que les parents n'enseignent aucune valeur morale à leurs enfants, les autorisant ainsi de traiter leurs camarades comme des merdes (mais cela ne date pas non plus d'hier) ; et que malgré leur "consternation" ils ne se bougent pas plus le cul que ça pour changer les choses, ne serait-ce que parler avec leurs enfants pour leur faire se poser des questions sur leur comportement.

Après tout, certains parents y arrivent, eux. Quelle est leur méthode ?